John Dalli, l’homme par qui les OGM arrivent dans nos assiettes ?

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Qui écoute-t'il ? La majorité citoyenne ou les lobbies d'affaires anarcho-libéraux ?

Les observateurs politiques se sont très tôt demandés pourquoi un politicien maltais subalterne et pratiquement inconnu c'est retrouvé brutalement propulsé à l'automne 2009 vers l'un des postes clés de l'actuelle Commission européenne. John Dalli apparaît de plus en plus comme l'homme-lige du président Barroso, qui lui même aurait bien du mal à cacher encore son allégeance trouble à l'OMC, aux volontés politiques et économiques des USA et aux milieux d'affaires. Pauvre consommateur européen !

 

Malgré les réserves émises par de nombreux députés européens et la majorité des citoyens des 27 pays membres de l'Union, John Dalli, commissaire en charge de la Santé, persiste dans son idée d'autoriser les cultures OGM en Europe …  tout en déclarant vouloir laisser ensuite le libre choix aux pays membres d'appliquer ou non cette décision.

Pour justifier cette position totalement antidémocratique, John Dalli a avancé, le 24 juin dernier à Anvers, un "argument" qui laisse pantois … et soulève question : "Nous faisons ce que nous avons promis de faire !".

Ce qui est certain, c'est que – depuis le début de son mandat – ce ne sont pas les "promesses" de la Commission aux députés et aux citoyens européens qui engagent la "loyauté" de l'honorable Dr Dalli. S'agirait-il plutôt pour lui de remplir ses accords secrets envers le président Barroso, "bushiste notoire et entêté", lors des négociations de l'automne 2009 pour l'attribution des postes de commissaires ?

 

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Je tiens pour indubitable que les grandes manoeuvres accélérées de la Commission Barroso II en faveur du libre-échange économique se font contre le gré et le plus souvent à l'insu du citoyen-consommateur, qui – par un manque d'information officielle sciemment organisé – ne perçoit les vrais enjeux alimentaires et sanitaires que lorsqu'il est trop tard.

Nos amis de "Nature & Progrès" ont publié un communiqué de presse que je reproduis ci-après et qui nous rappelle in extremis qu'une pétition revêtue d'un milion de signatures serait une expression démocratique que la Commission devrait prendre réellement en compte. Il ne manque plus qu'environ 160.000 signatures … , et peut-être la vôtre !

 

Votre bien chlorophyllement dévoué,

 

José

 

 

Communiqué de presse

Nature & Progrès

 

Bruxelles : réunion capitale pour une Europe sans OGM


Du 16 au 18 septembre, a lieu au Parlement Européen, la 6ème Conférence européenne des régions sans OGM.

Autour de la table, sont attendus pas moins de 300 participants : des associations dont Nature & Progrès, des représentantes et représentants d’initiatives et d’organisations locales, régionales et nationales, d’agriculteurs, de protection de l’environnement, de consommateurs, d’entreprises et de scientifiques critiques, de tous les Etats membres de l’UE, des autres pays européens non‐membres de l’UE mais également des invités de la Chine, de l’Inde, des Etats‐Unis, du Japon et de l’Afrique.

A l’aube d’un combat européen pour préserver l’agriculture et l’alimentation des OGM, Nature & progrès juge cette conférence primordiale.

En effet, malgré une prise de conscience de la population et d’une grande majorité de l’opinion publique qui s’exprime contre les OGM, la position du nouveau Commissaire Européen John Dalli (qui est maintenant le seul responsable en questions concernant les OGM) , en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs fait craindre le pire. Il va tenter de permettre de nouveau la culture des plantes génétiquement modifiées. Or, ces plantes sont dangereuses car résistantes aux pesticides ou elles-mêmes productrices de ceux-ci. Pour rappel, c’est lui qui avait autorisé au mois de mars dernier la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de BASF et ce, contre l’avis de la plupart des gouvernements et des citoyens européens.

La récente décision de la Commission de renvoyer aux états la décision final d’autorisation de culture OGM, tout en facilitant les autorisations préalables au niveau européen, témoigne de cette volonté d’accélérer les choses en Europe. Elle cherche ainsi à éviter les interdictions strictes sur tout le territoire, sans se soucier des mouvements intra-communautaires qui permettent aux semences qui auraient été autorisées dans un Etat Membre ou l’autre de circuler librement dans tout l’espace européen.

Nature & Progrès compte énormément sur les discussions et débats qui auront lieu durant ces deux jours à Bruxelles et les jugent essentiels dans la lutte contre les OGM et pour éviter que l’Europe devienne peu à peu une terre d’accueil pour les industriels et pour leurs OGM, comme l’est l’Amérique ou encore l’Asie, devenus de véritables territoires d’expérimentation et de culture débridées et sans conscience.

Nature & Progrès profite de cette occasion pour rappeler la pétition européenne contre les OGM (signer la pétition sur : http://www.avaaz.org/fr/eu_gmo), en cours en ce moment. Cette pétition demande à Monsieur Barroso de décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et de mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation. Cette demande pourra être introduite et devra être traitée par la Commission Européenne si la pétition récolte 1 million de signatures.

A 15h50 ce 15 septembre, nous en étions à 838.939 signatures, un effort reste à faire !

Enfin, la Wallonie avec la soutien de Nature & Progrès participera bien entendu à cette conférence pour réaffirmer son appartenance aux régions sans OGM et pour, avec l’ensemble des participants, continuer à maintenir la pression.

Pour notre santé et celle de la Terre

Plus d’infos : www.gmo‐free‐regions.org/conference2010

BILLET DE JOSÉ : « Sortons des « autoroutes à péages » de la consommation

Amis blogosphériques, blogonautes et blogosurfeurs,

 

Vous êtes formidables ! Et nous vous devons une grand merci tout particulier ! Pourquoi ? 

Lorsque Anne et moi avons débuté ce blog, il y a tout juste deux semaines, nous l'avons entrepris dans un élan ludique, sans ambition particulière, soucieux seulement de profiter de la période de répit que la saison nous octroie dans le calendrier des travaux potagers pour faire passer quelques messages virtuels sur les thèmes qui nous tiennent à coeur.

 

Que nous soyons entre les planches de légumes de nos potagers – par tous les temps ! ou sur le blog – bien au chaud !-, il est évident que notre objectif est toujours le même : lutter contre la malbouffe ambiante, informer convivialement, ouvrir ou réouvrir les chemins d'une consommation de légumes plus variée et plus saine, déguster et différencier ce qu'on mange, démontrer par la pratique que nous pouvons sortir aisément de ces "autoroutes à péages" que sont les filières économiques de la grande distribution vivrière.

 

Vous êtes plus de 1000 aujourd'hui à avoir visité notre nouveau blog. Mais ce ne sont pas ces quelques centaines de clics qui nous importent. Ce qui est autrement plus significatif et enthousiasmant à nos yeux , c'est que plus d'une centaine d'entre vous se sont identifiés – soit plus d'1 visiteur sur 10 – , et nous ont laissé des messages très sympathiques et fort pertinents.

Quel chemin parcouru dans notre "croisade verte" pour la biodiversité, là où il y quelques années encore nous pensions lancer des cris d'alarme dans un désert post-atomique. Quelle prise de conscience collective depuis lors ! Quel élan spontané et déterminé!

 

Notre combat est modeste, mais il est vital … et nous le partageons cordialement et solidairement. Merci pour vos encouragements, vos conseils, vos propositions, vos recettes, vos questions et …  toute votre gentillesse ! 

 

Notre reconnaissance va à vous tous :  Angelo, Apolina, les deux Catherine, Claude, Christiane, Christophe, Dany, Majo, Franck, Françoise, Frédéric, Hughues, Lalita, Lionel, Lucine, Majo, Malika, Mari, Marie-Jo, Marielle, Michaël, les deux Michel, Patricia, Philou, Rita, Roberto, Ryry, Stéphane, Sylvie … et tous ceux – non des moindres ! – qui préfèrent ne pas être cités.

Les blogs sont souvent éphémères; c’est la loi du genre. Par respect pour vous qui nous soutenez, Anne et moi avons cependant décidé aujourd'hui que notre blog sera plus qu’un simple caprice saisonnier, qu’il continuera, et que – nonobstant la tyrannie du temps qui manque souvent ! – nous allons le poursuivre …  le structurer, l’améliorer, bref en faire un vrai foyer d’idées, un lieu de débat et de convivialité … pour le plus grand bénéfice de notre qualité de vie et le respect intelligent que nous devons à la biodiversité.

 

Jusqu'où irons nous ensemble dans la recherche d'un nouvel art de vivre en harmonie avec la Nature ? Départ immédiat …

 

Bien chlorophyllement vôtre,

Les fraises avant Pâques …

Fraises espagnoles

 

Non merci ! Pas le coeur …

 

Les "mers de plastic" d'Almeria, Huelva et autres sites de culture du genre illustrent la tendance dominante d'une agriculture où la recherche du profit financier justifie à peu près tout. Ce modèle de production aux nuisances multiformes n'est pas l'apanage de la seule Espagne, loin s'en faut. Mais dans ce pays, une classe d'agriculteurs que la cupidité pousse à l'inconscience, sévit notamment dans le domaine des tomates … et des FRAISES.

C'est notre vieil ami Pierre – le sympathique jardinier barbu de Lamijardin  – qui vient de nous rappeler très à propos cette information qui peut déranger. Mais bon sang, combattons au moins solidairement l'ignorance des consommateurs !

Je vous reproduis ci-après un article vieux de presque deux ans déjà, issu de la plume (ou plutôt du clavier!) de Claude-Marie Vadrot. Il n'a rien perdu de son actualité, au contraire …

Bien chlorophyllement vôtre,

José


Fraises espagnoles/ scandale écologique

Très instructif !


" D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates…


Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1.500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.


Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Fraise culture Espagne


Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

 

Pesticides - Espagne

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.

 

Mer de plactic


Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  … Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré …


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La production et l'exportation de la fraise espagnole, – l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril – représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises… "

PAR Claude‐Marie Vadrot
> > in  Politis jeudi 12 avril 2007
> > NB : N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis…

Les OGM, personne n’en veut, mais …

Lisez bien attentivement ceci et jugez si vous ne devriez pas souscrire vous aussi à cette pétition lancée par GREEN PEACE :

 

Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent…

Objectif: 50000 personnes pour une Europe dans OGM Déjà 9825
messages envoyés
Signez maintenant !

Soutenez l'interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France

Fast food? Pouaah! SLOW FOOD? Super!

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Anne et moi ne vous avons pas encore souvent parlé de SLOW FOOD, le grand mouvement mondial qui mobilise les consommateurs pour que la "malbouffe" ne puisse plus s'installer à notre insu ou contre notre gré.


Logo SLOW FOOD KARIKOL

 

Avec nos amis du convivium "KARIKOL" de Bruxelles (section locale autonome de Slow Food), nous voulons sensibiliser le public à une nouvelle éthique de consommation; bien agréable d'ailleurs, puisque les intentions environnementales vont de pair avec la (re)découverte des goûts  naturels et des plaisirs partagés de la table. Comment ? Notamment en préservant les terrroirs, les petites agricultures paysannes locales et tous les patrimoines gastronomiques qui utilisent la biodiversité environnante pour développer un modèle d'alimention saine, plaisante et durable. Manger "bon, propre et juste", c'est vraiment une garantie essentielle du bien-être auquel chacun a droit … et de l'avenir de l'humanité.

Si vous désirez vous informer au sujet  du mouvement Slow Food  International, ou mieux, vous faire membre et nous rejoindre au convivium KARIKOL de Bruxelles, envoyez-nous vite un petit mail (Anne & José); nous sommes en charge du Membership et nous ferons un plaisir de vous informer et de vous accueillir parmi nous.

Pour élargir votre information, je vous relaye ci-après un article publié dans la "Tribune de Bruxelles" au sujet de notre joyeux convivium.

(Contexte original : http://www.tbx.be/fr/20.01/topic305/app.rvb)

 

Bien convivialement vôtre,

José


 

La slow food à la loupe

 

 
Des légumes tout droit sortis de la terre et qui ont pris le temps de pousser…(DR)


Si vous êtes non seulement une bonne fourchette, mais que vous privilégiez également les produits locaux qui ont vraiment du goût et qui sont faits dans le respect de l’environnement, vous êtes certainement sensible à la philosophie du Slow Food.

Le mouvement nommé “Slow food” est né à la fin des années 80 en Italie. Son nom est évidemment une riposte aux fast-food, symboles de notre mode de vie urbain effréné et de la malbouffe. La Slow food entend promouvoir les plaisirs de la table et la convivialité, l’éducation au goût, le respect de l’environnement et de la biodiversité, mais aussi les relations directes entre consommateurs et producteurs, et la juste rémunération de ces derniers.


Karikol, porte-drapeau

Les dizaines de milliers d’adeptes qu’il compte dans le monde se retrouvent dans des ‘convivium’ locaux. A Bruxelles, c’est la bien nommée asbl Karikol qui est le porte-drapeau de la Slow food depuis 2007. “Il y a évidemment peu de producteurs à Bruxelles. Notre but est donc plutôt de désenclaver notre capitale par rapport à des zones proches comme le Brabant flamand et le Brabant wallon, où on trouve une kyrielle de petits producteurs, comme des maraîchers, qui proposent d’excellents produits locaux du terroir”, explique Malika Hamza, présidente de Karikol.
Pour mettre l’alimentation et le goût à l’honneur, notre vaillant “escargot brusseleir” organise ainsi chaque mois des conférences dînatoires, qui rassemblent jusqu’à 50 personnes autour d’un thème précis. Si elles ont des aspects techniques et informatifs, elles font surtout la part belle à la découverte des produits et… bien entendu, à la dégustation. Car ici, le but n’est pas de donner des leçons sur ce qu’il faut à tout prix manger. “Il s’agit plutôt de donner à la fois à manger et à réfléchir, mais toujours dans la bonne humeur et de façon conviviale. Le public est réceptif, car de plus en plus de gens se demandent ce qu’ils ont dans leur assiette. Les crises alimentaires y sont certainement pour quelque chose, mais je remarque surtout une volonté d’avoir une réflexion sur les produits que nous consommons. Derrière ces produits, il y a également des gens et tout leur savoir-faire, qui méritent aussi d’être connus”, ajoute encore Malika Hamza.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces produits ne sont pas forcément plus chers que ceux de la grande distribution, parce que la philosophie de la slow food veut que l’on supprime les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, que l’on limite les emballages, et réduise bien entendu les frais de transport, grâce à des filières de distribution plus courtes.
Bons, propres, justes, locaux
Karikol organise également des pique-niques dans le parc royal et “Goûter Bruxelles”, dont la première édition a eu lieu en septembre dernier. A cette occasion, 26 restaurants de notre capitale avaient créé un menu spécial Slow Food, composé avec des produits artisanaux, bons, propres, justes et locaux. Nul doute qu’ils seront encore plus nombreux lors de la seconde édition, qui se tiendra du 21 au 27 septembre 2009.

 

Logo SLOW FOOD KARIKOL

Karikol asbl, rue Léopold 1er, 357 – 1090 Jette.

Tél : 0473 55 26 32.


Alain de Bast

 

 


 

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Comment on veut assassiner l’agriculture bio

Mobilisation citoyenne : faites passer ce message pour que nul ne l'ignore

 

  • Aidons la ferme de Sainte-Marthe !

    Le 30 janvier dernier, Philippe Desbrosses, propriétaire de la ferme bio de Sainte-Marthe et président de l'association Intelligence Verte, demandait à tous ces amis de le soutenir dans une épreuve difficile : la saisie et la mise en vente des biens de la ferme, le lundi 2 février 2009, suite à une action en justice du conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS. La mobilisation du réseau a été aussi rapide qu'efficace. 200 sympathisants assistaient à cette vente aux enchères. Nous avons décidé de créer un comité de soutien, qui organisera la "résistance verte" ! Ce blog est un outil d'échanges, de propositions, d'explications qui nous permettra de mobiliser l'opinion publique. Chaque citoyen concerné par l'agriculture biologique, le respect de l'environnement, le bien-être et la santé des générations futures est le bienvenu ici. L'avenir nous appartient ! D'autres informations sont disponibles sur le site de l'association Intelligence Verte.

 

 

La ferme bio de Sainte-Marthe, dirigée par Philippe Desbrosses, est menacée. Une saisie-vente a eu lieu le lundi 2 février 2009. 

Comment en est-on arrivé là ?

Le Comité de soutien :

” Il s'agissait de la saisie (*) des matériels, outils, équipements de la Socité civile de production Agricole Alimentaire (Scpaa) qui exploite une partie des terres et batiments du domaine de Sainte-Marthe.

(*) à la demande du 1er groupe coopératif agricole en France (Franciade-Ligéa-Agralys).


Une procédure juridique est en cours, cependant un “artefact” juridique a permis de saisir les biens avant la décision de justice finale.

(Artefact : Phénomène d'origine artificielle ou accidentelle, rencontré au cours d'une observation ou d'une expérience ou d'une procédure)


1 – Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».

2 – Philippe Desbrosses, participe donc au recrutement d’un ingénieur agronome apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812 571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

3 – Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement . Il bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

4 – Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

5 – La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.

6 – Entre 1992 et 1997, la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.

7 – Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le 17 janvier 1994, la signature d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.

8 – La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..

9 – La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.

10 – La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

11 – Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

12 – Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

13 – Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.

14 – Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

15 – La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.

16 – Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…

17 – La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

18 – Mais le jugement précédent est exécutoire : les huissiers réclament déjà 267 591 € et mettent en route une procédure de saisie et vente publique des biens de la ferme de Ste Marthe

19 – Ce qui met en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

20 – La Ferme familiale de Sainte-Marthe reste la seule exploitation agricole en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparues ces trente dernières années dans ce périmètre de la commune de Millancay


Le comité de soutien de la ferme de Sainte Marthe

Youpie! Sale temps pour les empoisonneurs …

Pesticides

 

Ils doivent en tirer une g…, les membres des conseils d'aministration de ces multinationales qui construisent froidement leur succès commercial sur des méthodes de production qui laissent les consommateurs s'empoisonner à petit feu.  Quelle insolence démocratique opposée à une plutocratie mafieuse et mondialisée ! Ah, comme ils doivent souffrir ! Et pourtant je n'ai pas de pitié pour eux.

Comme pour le poulet javellisé américain au mois de décembre, le Parlement européen a joué démocratiquement son rôle et vient de refuser – le 13 janvier 2009 – le renouvellement des autorisations pour l'utilisation de 22 pesticides dangereux. Chapeau mesdames et messieurs les députés !

Un tendance se confirme donc à l'approche des élections. Les eurodéputés semblent plus attentifs aux préoccupations de la majorité de leurs électeurs, même s'ils doivent pour ce faire s'aliéner de gros intérêts économiques et subir les pressions de quelques gouvernements et lobbies relayées par une Commission dont les recommandations et les injonctions traduisent l'excessif souci de ne pas déplaire ni déranger les "milieux d'affaires".

Faut-il se réjouir de la décision du Parlement européen ? Dans l'expression démocratique : oui, assurément ! Mais les électeurs-consommateurs que nous sommes devront rester particulièrement vigilants sur l'application effective de l'interdiction d'utilisation des 22 substances cancérigènes, dont des stock importants restent sur le marché. En outre, les européens devront élargir rapidement la liste des produits interdits nocifs à la santé, en y incluant une légion de substances encore utilisées à grande échelle qui – malgré les rapports alarmants des scientifiques indépendants – restent banalisées dans notre consommation alimentaire.

Bien chlorophyllement vôtre,

José


Pour une plus large information, je vous reproduis ci-après l'article paru dans le Nouvel Observateur du 13 janvier dernier. Vous pourrez le retrouver en ligne, dans son contexte original, sous le lien :

 

Les eurodéputés bannissent les pesticides les plus dangereux

NOUVELOBS.COM | 13.01.2009 | 16:25

Le Parlement européen ne renouvellera pas, sauf exemption au cas par cas, les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes toxiques.

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux. (AFP)

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux. (AFP)

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi 13 janvier à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux utilisés dans les herbicides, les fongicides et les insecticides.
Les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou avec des effets perturbateurs sur le système endocrinien, ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, notamment lorsqu'aucune alternative n'est possible, en cas de menace sérieuse pour les récoltes.

Bayer et BASF

Beaucoup sont produites par les géants de l'industrie chimique allemande Bayer et BASF, comme l'Amitrole, l'Ioxynil, le Tepraloxydim, l'Epoxiconazole, l'Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le Thiacloprid. Deux fongicides –le Carbendazim et le Dinocap– seront interdits dès 2009, mais les dernières autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n'expireront pas avant 2018.
L'organisation écologiste Greenpeace a déploré le nombre relativement restreint de produits concernés par l'interdiction, alors qu'au moins 100 pesticides auraient dû être interdits, selon elle.

Compromis des 27 Etats membres

Saluée par les écologistes comme l'une des législations les plus restrictives au monde en matière de pesticides, son adoption est "une victoire des Verts et des environnementalistes qui ont su collectivement résister aux énormes pressions" des industriels et des agriculteurs, s'est félicitée l'Italienne Monica Frassoni, co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen.
Fruit d'un compromis avec les 27 Etats membres, cette réglementation entre en vigueur dès 2009. Elle a été adoptée en même temps qu'une loi européenne sur le recours aux pesticides qui prévoit, avec des exemptions temporaires au cas par cas, l'interdiction des pulvérisations aériennes, répandues dans la sylviculture et la viticulture, en raison des risques d'expansion vers des zones peuplées ou écologiquement sensibles. Les pesticides seront également interdits dans les parcs, les jardins publics, les terrains de sports, les cours de récréation et les terrains de jeux. La Commission européenne s'est en outre engagée à lancer des études pour évaluer l'impact des pesticides sur la mortalité des abeilles, qui atteint 30% dans l'UE.

Produits phytosanitaires également concerné

Le vote des eurodéputés facilite aussi les procédures d'autorisation des produits phytosanitaires dans l'UE en posant le principe de la reconnaissance mutuelle des produits autorisés au sein de trois zones de l'UE (nord, sud et centre).
Si elle laisse latitude aux pays de restreindre l'usage des pesticides autorisés, "cette procédure rendra plus difficile qu'aujourd'hui pour un pays de dire non à un produit donné", regrette Elliott Cannell, porte-parole du réseau d'ONG PAN (Pesticide Action Network).
Le vote est néanmoins "excellent pour les consommateurs, qui sont inquiets du fait qu'actuellement, 50% des produits alimentaires vendus dans l'UE contiennent des pesticides", souligne-t-il.

Critiques des industriels

Le texte a été critiqué par les industriels. L'organisation des fabricants allemands de produits phytosanitaires IVA a ainsi estimé qu'on "ne gagne rien à renoncer, lors de l'évaluation des produits, à une étude scientifique de l'impact de leur usage et de leurs risques". Volker Koch-Achelpöhler, le président d'IVA a ainsi déploré que "Des produits importants pour les agriculteurs vont disparaître à moyen terme".

Poulets javellisés : un beau cadeau de fin d’année !

 

Le Conseil de l'Europe a osé affronter la Commission et les lobbies américains

 

Prise de conscience et retour de démocratie ?

 

L'affaire des "poulets javellisés" empeste les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis depuis 11 ans déjà. L'opinion publique européenne – pour autant qu'informée et consciente – ne voulait pas de cette nouvelle illustration de la "malbouffe galopante" qu'on tentait de lui imposer. Les gouvernements nationaux ( 21 Etats sur 27, par l'intermédiaire de leurs ministres de l'agriculture) et les députés européens – dans leur grande majorité – avaient été sensibles aux récriminations des consommateurs.

Pour rappel de la situation et des mentalités à la fin du printemps et à l'été, voici une vidéo :

 

 

Mais la Commission européenne, elle,  veule et minablement soumise aux injonctions de Washington, avait lancé une grande offensive pour imposer par la force à ses ressortissants l'ouverture des frontières de l'Union à ce type de produit alimentaire "moderne".

De nombreuses voix se sont élévées alors pour dénoncer cette intention et ce qui la soustendait. Mais pour la plupart, les observateurs se montraient déja résignés; le poulet javellisé allait bel et bien envahir nos assiettes.

Le 9 novembre 2007, les autorités de Bruxelles avaient pris l'engagement que ce très vieux contentieux serait résolu dans le courant de l'année 2008. Nous étions dans les derniers jours de cette échéance conventionnelle.

Et bien, voilà qui vient d'être fait ! Après plusieurs épisodes procéduriers et transactionnels, ce sont les députés qui se sont prononcés. Et je me réjouis sincèrement, parce que – une fois n'est pas coutume – c'est une véritable décision démocratique qui vient d'être prise par le Parlement.

Eh oui ! L'avant-veille de Noël, nos députés européens ont infligé une gifle aux promoteurs de malbouffe de la Commission, qui s'apprêtaient à institutionnaliser un nouveau scandale alimentaire.  Un vrai cadeau de fin d'année pour les consommateurs de l'Union  !

Ce 23 décembre donc, et malgré les pressions, le Conseil de l'Europe n'a pas suivi les propositions de la Commission. L'importation de poulet javellisé en provenance des Etats-Unis reste interdite.

Ouf ! Mais peut-être n'est-ce qu'un round! Restons informés et vigilants !

Avec mes meilleurs voeux pour 2009

 

José

Image - Petit Prince

"On ne voit bien qu'avec le coeur."

(Antoine  de Saint-Exupéry)

Guide pour un Noël sans OGM

 
OGM pas dans mons assiette
 


Greenpeace publie un guide des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année. Foies gras, saumons d’élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l’effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité… De nombreux fromages AOC (Cantal, Reblochon, Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros producteurs de volailles comme Loué. En revanche, on ne peut que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon restent sourds aux demandes des consommateurs.

« Si pour la majorité des Français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! précise Rachel Dujardin de Greenpeace. Ce guide donne accès à une information qui n’est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l’environnement. »

De nombreux produits symboliques des tables occidentales pendant la période de fêtes de fin d’année sont issus d’animaux nourris au soja GM. Et alors que des doutes existent sur l’innocuité des OGM sur l’alimentation des animaux, rien n’oblige les industriels à en faire mention… Les filières de qualité qui font l’effort de les exclure n’ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les étiquettes. Majoritairement opposés aux OGM, les consommateurs n’ont donc pas la liberté de choisir entre des produits avec ou sans OGM et cautionnent ainsi malgré eux le développement de ces cultures dans le monde.

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir s’ils utilisent des produits élaborés à partir d’animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l’une de ces trois catégories :

- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d’OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.

- Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.

- Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C’est pourquoi les entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence d’OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l’exception de ses volailles certifiées) s’illustrent dans cette catégorie… On peut également s’étonner qu’un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale.

Greenpeace réclame un étiquetage obligatoire permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM.

 

Consultez la liste des produits et des marques, vous aurez des surprises en cliquant sur le lien ci-dessous :


Pas de cadeaux pour les OGM

Puisque la Biodiversité nous veut du bien …

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Une photo d'Alexandre Bibaut prise dans les jardins de Pomone

 

La biodiversité : c’est quoi au juste?


Biodiversité ! Tout le monde en parle, et pourtant sa définition reste un peu hasardeuse. C’est un néologisme apparu dès la fin des années ’80 formé par la contraction des termes « diversité
biologique
».

La biodiversité est constituée par l’ensemble des innombrables organismes vivants considérés dans leurs interactions à partir d’un support commun, le sol. Faune, flore, micro-organismes, tout ce qui vit ne se perpétue qu’en associations équilibrées avec une multitude d’autres organismes vivants.

Le sol, support de la biodiversité, est évidemment de nature variable, notamment en fonction des éléments physiques et chimiques présents à un endroit donné. Selon ses caractéristiques locales propres, il constitue un biotope particulier (par exemple : les dunes côtières, le marais, l’alpage, la forêt tropicale, la tourbière …) auquel est lié une biodiversité spécifique.Ce sont ces différents types de biodiversités spécifiques que l’on nomme biocénoses.

L’homme tient évidemment une place dans l’expression globale de vie produite par la biodiversité; il ne saurait vivre harmonieusement et durablement dans la carence ou en
l’absence de cette diversité complexe. Autrement dit, l’homme ne vit pas face à la Nature, mais dans la Nature, et il doit assumer loyalement son lien de vassalité envers elle. C’est la
condition de sa propre survie
. La recherche de développement économique nous a souvent fait perdre le sens de cette loi naturelle fondamentale.

La biodiversité est un legs biologique et culturel de dimension planétaire : elle permet une adaptibilité rapide aux inévitables modifications de l’environnement et garantit notre sécurité
alimentaire à long terme
. Pour les écologistes, elle est «patrimoine de l’humanité ».

 

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"Homo homini lupus" (Plaute, Ansinaria, II) – "L'homme est un loup pour l'homme"


Où en est-on concrètement dans le respect de la biodiversité ?

Un constat simple et rassurant s’impose, surtout en Europe : aujourd’hui, la biodiversité, envisagée sous l’angle de l’alimentation, fait l’objet d’un large consensus citoyen refusant les OGM (ou en tous cas leur banalisation) et soucieux de voir l’indispensable production agricole s’inscrire dans des limites volontaires qui préservent l’équilibre naturel et autorisent le développement durable.


La "révolution verte" : un assaut terroriste de la biodiversité

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’agriculture européenne s’est remodelée très rapidement sur le modèle ultra-performant que les libérateurs américains avaient déjà adopté
outre-Atlantique. Monocultures demesurées, moyens mécaniques titanesques, traitements intensifs des sols à l’aide de la soi-disant miraculeuse «trinité NPK» des engrais chimiques (azote, phosphore, potassium), épandages massifs et pulvérisations répétées d’innombrables pesticides à l’innocuité affirmée mais jamais démontrée. C’est ce modèle impressionnant d’agriculture que l’on a appelé la «Révolution verte»; tout y a été sacrifié au rendement économique et à la production quantitative. Résultat : après seulement deux générations d’agriculteurs adeptes de ces méthodes intensives, bien des terres arables ont vu leur biodiversité durablement anéantie et sont devenues incultes. C’est pourtant au nom du progrès scientifique que ces terres avaient été exploitées de la sorte. Un dicton plein de dépit traduit cet échec ciglant « La terre a enrichi le père pour appauvrir le fils ». Une grande proportion de terres de cultures sont passées de ce fait à la spéculation immobilière.

Ce qui est certain, c’est que la biodiversité a payé et paye encore un tribut insoutenable aux méthodes agricoles initiées par la «Révolution verte». L’essor de cette dernière correspond à une disparition accélérée de très nombreuses espèces vivantes.


OGM : un nouveau péril pour la biodiversité

Le premier légume OGM est apparu dans un laboratoire américain en 1994. C’était une tomate qui se révéla d’un goût si abominable que même les consommateurs américains, pourtant peu experts en saveurs raffinées, n’en ont pas voulu. De fait, la tomate codée « Flavr-SavrMD » (puis plus commercialement « McGregor ») avait été mise au point grâce à un gène de poisson susceptible d’empêcher que le fruit ne puisse ramollir par la dégradation (naturelle) des pectines de ses parois, ce qui en augmentait considérablement la fermeté et la conservation. Les apprentis sorciers qui, au nom du progrès, n’avaient pas pris en compte l’insurmontable goût de métal oxydé qu’elle rendrait à la « dégustation », ont connu une solide déconvenue et un échec financier considérable. Mais, il faut aussi le dire, ils ont réussi
depuis à mieux contrôler ces effets indésirables. Et les Etats-Unis ont fait de la commercialisation croissante de variétés transgéniques un char de combat économique qui part à la conquête de la monde. Nous ne pouvons pas tolérer que cette nouvelle génération de produits agricoles puisse nous être imposée à notre insu où contre notre gré !

En mai 2002, l’association écologiste Greenpeace a publié, à la demande de l’Union européenne, un document démontrant l’impossibilité pratique de faire coexister dans une même région des cultures trangéniques avec d’autres cultures, notamment parce que des contaminations génétiques étaient pratiquement inévitables.

Officiellement, il n’y a pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés en Europe, hormis le trop fameux maïs transgénique MON810 mis au point par la firme Monsanto. Mais la pression exercée par l’Administration et les milieux d’affaires américains sur l’Union européenne ne cesse de croître, et s’exerce simultanénément sur les plans diplomatique et économique.

Certains affirment que Nicolas Sarkozy, à la recherche de soutien international dans une course vers l’Élysée, a donné officieusement à l’administration Bush et à certains milieux d’affaires américains de solides garanties sur la politique qu’il mènerait sitôt élu en vue de faire lever le fameux moratoire de 1999 qui protège encore le consommateur européen contre l’introduction massive d’OGM dans l’Union. Effectivement, et contre l’avis d’une opinion publique majoritairement défavorable, la résistance des autorités européennes se relâche. Le disposif juridique est défaillant, et l’on peut deviner les futurs points de brèche.

Les OGM inondent déjà le marché européen de l’alimentation animale. Depuis quelques mois déjà, les produits de consommation alimentaire ne sont plus totalement exempt d’OGM.


Biodiversité - La menace pèse
La terre "planifiée" selon Monsanto, Syngenta, Bayer et consorts


Quoi qu’il en soit, remarquons simplement que, sitôt élu à la présidence, Nicolas Sarkozy a nommé au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, une certaine Christine Lagarde, brillante avocate et femme d’affaires française installée depuis plusieurs années aux États-Unis (Chicago), où elle présidait le comité exécutif du célèbre cabinet international d’avocats
d’affaires Baker&McKenzie, chargé notamment à plusieurs reprises de la défense des intérêts de grandes multinationales productrices d’OGM. Comment ne pas voir dans le «choix» du
nouveau président un gage de sa soumission aux exigences américaines ? Il est vrai que le dérapage électoral d’Alain Juppé à Bordeaux, lors des législatives du mois de juin 2007, a obligé Sarkozy à un remaniement. ministériel un mois seulement après la mise en place de son gouvernement. Si Christine Largarde a perdu ainsi le portefeuille de l’Agriculture, elle s’est aussitôt vu octroyer celui de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Pour complaire aux visées économiques de Washington?

 

Gandhi

Le Mahatma GANDHI : "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité"


De la perte de biodiversité aux légumes oubliés

Dans un rapport datant de 1998, les experts du FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estimaient que 75% des variétés végétales qui entraient encore dans notre alimentation au tout début du XXème siècle étaient perdues. Ce qui revient à dire que trois légumes sur quatre ont disparu de nos assiettes en moins de cent ans.

Pour s’en convaincre, il suffit de compter le nombre de fruits et de légumes différents que propose à la vente votre supermarché. Vous constaterez que, toutes espèces et variétés confondues, ce nombre ne s’élève que très exceptionnellement jusqu'à 60, en ce compris des espèces exotiques, tels que les ananas, les bananes, les mangues … et bien d’autres. Quelle commune mesure entre ce chiffre de 60 et les 1200 variétés de salades que l’on pouvait
recenser dans les petits potagers d’avant la seconde guerre mondiale, les centaines de variétés, parfaitement rustiques, de poires, de pommes ou de prunes q ui embaumaient nos vergers, ou encore les plus de 2000 variétés fixées de tomates que perpétuaient certains jardiniers en prélevant et en conservant chaque année les graines avec soin?


Résistons : ensemble, créons des potagers

Depuis peu, dans un courant de réhabilitation de variétés potagères tombées en désuètude, un nombre croissant de personnes s’intéressent à la culture de légumes qualifiés d’«anciens » ou d’ «oubliés ». Des associations ou des entreprises spécialisées, comme « Kokopelli, Semailles, La ferme de Sainte Marthe, Biaugerme, les Graines Baumaux, … étoffent chaque année le choix des semences traditionnelles qu’ils proposent à leurs clients. Et il est donc possible à celui qui possède un petit potager, de cultiver lui-même des variétés de fruits et de légumes intéressants dont la grande distribution c’est totalement désintéressée depuis longtemps.

Pour ceux et celles qui ne disposent pas d’un potager, rappelons qu’un simple balcon permet de cultiver valablement en pots de nombreuses plantes aromatiques et quelques légumes introuvables dans le commerce. Ce type de culture «minimaliste» donne pourtant de bons résultats et peut procurer un réel sentiment de bonheur et de fierté à ceux qui s’y adonnent.

Enfin, pour ceux qui n’ont ni jardin, ni balcon, mais qui sont néanmoins soucieux de ladiversification de leur alimentation, il faut savoir qu’un nombre croissant de petits producteurs locaux vendent directement aux particuliers leurs récoltes de saison . Repérez-les, tentez de vous approvisionnez chez eux. Les prix modérés qu’ils pratiquent s’inscrivent généralement dans un rapport convivial fait de respect mutuel. Quant à la qualité alimentaire de ces ingrédients bio sans labels ni brevets, et à leurs saveurs … mmmh, qui dit mieux ?

Bien chlorophyllement vôtre !

José