Paniers de Noël : Chutney de chou-rouge aux myrtilles et aux épices

Parmi les classiques de nos menus de fêtes occidentaux figurent un nombre impressionnant de plats aux valeurs caloriques redoutablement élevées. Nous sommes en hiver et les menus pantagruéliques chargés de viandes de gibier notamment, ou de cochonailles, ne nous font pas peur. Dans l’engouement convivial des tables de Noël et Nouvel-an, qu’importe ce surplus saisonnier de calories. Il fait froid et notre organisme se chargera bien de brûler les excédents pour se réchauffer. Mmm … oui !

Encore faudra-t-il digérer tout cela. Bah ! une flute de champagne, du bon vin et un digestif … et ça passera  facilement   Demain, on recommence. Ne soyons pas chagrin; surtout pas question de régime pendant la 52ème semaine. On y réfléchira … l’année prochaine.

Pour éviter d’être trop lamentablement « vaseux » ou « malade » à l’issue de ce marathon d’agapes, les épicuriens avertis connaissent la valeur digestive des condiments. Ces petits accompagnements sont une providence pour les ripailleurs. Parmi ces condiments, les chutneys peuvent exalter certaines préparations tout en les rendant beaucoup plus digestes. Tant qu’à fêter,  on ne recherche pas pour autant l’écoeurement !

Le chutney est un condiment aigre-doux, à base de fruits et de légumes cuits dans le vinaigre avec du sucre et des épices. Sa grande vogue dans la cuisine anglo-saxonne débute à l’époque coloniale. C’est une préparation d’origine indienne – pays des épices par excellence – qui tire son nom anglais de l’hindoustani « chatni« . Comme les ingrédients qui peuvent servir à sa préparation –  en purée ou en morceaux -, les versions sont innombrables.

Depuis une bonne vingtaine d’années, les ingrédients exotiques des chutneys classiques – mangue, noix de coco, ananas, tamarin … – sont de plus en plus délaissés  chez nous en faveurs de produits locaux. Il n’est pas rare aujourd’hui d’utiliser par exemple la tomate (verte de préférence)  ou encore  la cerise, le melon, la pomme, le raisin, la MYRTILLE, voire la betterave, l’oignon ou … le CHOU ROUGE

Toutes ces préparations vinaigrées, qui se conservent comme des confitures, accompagnent principalement des plats de viandes froides, de poissons, de pâtés … Ils en renforcent le goût, ouvrent l’appétit et favorisent la digestion.

Les chutneys ne comportent pas de matières grasses. Le vinaigre qu’ils contiennent est bien connu pour son pouvoir rééquilibrant de l’organisme. Bon à savoir : il combat non seulement les digestions difficiles dues aux excès de table, mais encore les migraines fréquentes liées à la consommation de vins trop sulfités.

Ingrédients

 (pour 12 petits pots de 175 ml)

1 kg de chou rouge émincé
335 gr de sucre brun (cassonade foncée)
35 cl de vinaigre de Xérès
5 c à S de miel
6 cm de gingembre frais râpé
1 1/2 c à café de moutarde fine (ici Fine de Dijon – Maille)
3 pincées de noix de muscade
185 gr de raisins secs bruns
200 gr de myrtilles sauvages
4 c.à.S de vieux Porto

Préparation

Versez dans une casserole le chou rouge, le sucre, le vinaigre, le miel, le gingembre, la moutarde et la noix de muscade.
Bien mélanger le tout. Portez doucement à ébullition.
Poursuivez la cuisson pendant +/- 30 min. Laissez cuire à feux doux en remuant souvent.
Ajoutez les myrtilles et les raisins secs. Continuez à remuez.
Poursuivez la cuisson pendant encore +/- 30 min à feux doux, toujours ne remuant. Après 20 min ajoutez le Porto.
Le chou doit rester très légèrement croquant.
Mettez en pots. Laissez refroidir, couvrez. Conservez au frais 15 jours maximum.

 

Ce chutney est un régal avec de la volaille rôtie, du pâté de gibier, du jambon cru.

 

Bon appétit,

Anne

RECETTE – RÖSTIS DE COURGE MUSQUÉE DE PROVENCE

Röstis de musquée de Provence aux germes, assaisonnement curcuma

(Pour 6 personnes)
Préparation : 35 min. Cuisson : 12 min. 

Ingrédients :

  • 600 gr de chair de courge musquée de Provence râpée
  • 1 œuf
  • 3 c. à s. de crème (35 %)
  • 1 c. à s. de Maïzena
  • 5 tranches fines de jambon fumé (de préférence, du Tyroller Speck autrichien), dont vous aurez enlevé préalablement le gras
  • Sel – poivre
  • Beurre pour la cuisson

    pour la garniture :
  • 30 gr de germes de radis
  • 30 gr de germes de poireaux
  • 30 gr de germes d’alfalfa (luzerne)

    pour l’assaisonnement :
  • 1,5 dl d’huile d’arachides
  • 1 c.à c. rase de curcuma en poudre
  • 1 capsule de poudre de safran

    Attention ! L’assaisonnement est à préparer 3 jours à l’avance, afin que l’huile puisse s’imprégner de la saveur des différentes épices. Ce délai écoulé, filtrer l’huile avant utilisation.

Préparation : 

  1. Mettez la chair de courge râpée à égoutter pendant au moins une heure; en effet, ce fruit rend pas mal d’eau, dont l’excès pourrait compromettre le succès de votre préparation.
  2. Battez l’oeuf dans un saladier; ajoutez y le Maïzena préalablement dissout et bien homogénéisé dans la crème.
  3. Ajoutez les lanières de jambon fumé Tyroller Speck; salez et poivrez selon votre goût.
  4. Incorporez la chair de la courge à la préparation.
  5. Pour la confection des röstis,  utilisez un emporte-pièce de 8 cm de diamètre.
  6. Faites fondre votre beurre, déposez dans votre poêle l’emporte-pièce et remplissez-en le fond avec +/- 4 cm de chair de courge + mélange oeufs. Tassez bien, retirez l’anneau et recommencez l’opération avec un autre rösti pendant que le premier cuit; et ainsi de suite …
  7. Faites dorer la première face des röstis pendant 6 minutes à feu moyen. Puis retournez les délicatement avec une spatule. Laissez cuire la deuxième face pendant 6 min. également.
  8. Retirez les röstis de la poêle et déposez-les sur du papier absorbant.

NB: Cette partie de la recette peut être réalisée plusieurs heures à l’avance. Il ne vous restera alors qu’à réchauffer les röstis juste avant de les servir.

Dressage sur assiettes

  • Placez le rösti chaud au centre d’une assiette, en le surmontant du  mélange multicolore des trois germes proposés.
  • Assaisonnez avec un filet de l’huile arômatisée et filtrée.
  • Sur l’assiette, tracez un trait circulaire d’huile autour du montage. 

Je pense qu’un contraste chaud/froid bien équilibré entre le rösti et les germes apporte le petit plus à la recette.

conseil vin :

Muscadet

Paniers de Noël : biscuits à la noix de coco

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Chaque année, un peu avant la Noël, je renoue avec une tradition familiale très appréciée de mes proches et de mes amis. Il s'agit de préparer un assortiment d'une douzaine de petits biscuits-maison différents qui iront garnir les paniers gourmands que j'aime offrir autour de moi en gage d'affection et d'amitié.

Il faut bien le dire, le four ne refroidit pratiquement pas pendant deux semaines, et les parfums de cuisson des biscuits dissipés par la hotte affole même les voisins. Ce sont "mes" petites recettes éprouvées depuis des années auxquels les gourmands qui m'entourent ne résistent pas.

Ces recettes sont consignées dans un vieux cahier auquel je tiens énormément et qui regroupe des secrets culinaires de ma grand-mère, de ces petits "trucs" qui font toute la différence. Quelques gourmandes et gourmands m'ont demandé de publier mes recettes de biscuits. Et pourquoi pas ? Voilà,  c'est parti pour une série de recettes de biscuits qui iront garnir vos paniers gourmands des fêtes.

Ce billet vous propose ma première recette de biscuits – immuable depuis au moins 30 ans – et que je n'enfourne paraît-il jamais en quantité sufissante. C'est un biscuit à la noix de coco, découpé en forme de petit sapin. Le choix de l'emporte-pièce est très important. Selon la forme choisie, la même pâte donnera des résultats sensiblement différents après cuisson.  Les formes plus compactes et fermées rendent des biscuits à la saveur moins fine.

 
Pour vous donner une idée de la quantité de biscuits finis que vous obtiendrez en respectant les quantités ci-après, disons que cela représente les 3/4 du volume d'une boîte à biscuits d'1 kg (marque Delac…).


Ingrédients

120 gr de farine fermentante tamisée
150 gr de maïzena tamisée
125 gr de beurre mou
180 gr de sucre fin S1
200 gr de noix de coco râpée
1 pincée de sel
2 oeufs battus
+ 2 oeufs battus (badigeonnage)

 

Préparation

Versez et mélangez la farine et le maïzena dans une terrine. Fractionnez le beurre et incorporez-le au mélange farine/maïzena. Travaillez-le du bout des doigts.
Ajoutez-y le sucre, la noix de coco, une pincée de sel et 2 oeufs battus. Pétrissez bien, mais pas trop longtemps.
Mettez votre pâte en boule et emballez-la dans un film fraîcheur. Placez la boule au frais pendant une heure.
Abaissez la pâte sur 3 mm d'épaisseur. Découpez des formes à l'emporte-pièce.
Déposez les biscuits sur un tapis en silicone ou plaque recouverte de papier sulfurisé. Badigeonnez chaque biscuit avec de l'oeuf avant d'enfourner.
Préchauffez le four à 220°, enfourner la plaque à mi-hauteur pendant 10 à 12 min (suivant votre four).

Les biscuits sont prêts quand ils sont légèrement dorés.

 

Prochaine recette : Petits coeurs orange/citron

 

Bon appétit,

Anne

 

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Légume-racine en fête : la Capucine tubéreuse

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Les Jardins de Pomone : tous droits réservés

 

Anne vous avait déjà parlé sur ce blog de la capucine et vous en avait proposé une petite recette  bien sympathique et étonnamment tonifiante avec les feuilles, les fleurs et du fromage de chèvre. Il s'agissait bien sûr de la capucine grimpante de Lobb, dont les fleurs, les feuilles et les graines fraîches permettent de réaliser quelques petits délices plein de fraîcheur pour nos assiettes folles de l'été.

Il y a une quinzaine de jours, je voulais vous parler d'une autre espèce de capucine, plus étonnante encore  – et trop méconnue – dont la récolte a lieu vers la fin de l'automne : la capucine tubéreuse (Tropaeolum tuberosum Ruiz & Pavon). J'en ai été empéché et m'en explique plus loin.

Comme la plupart de ses cousines de la famille botanique des tropaeolées, c'est une plante grimpante aux tiges nombreuses et ramées, dont les feuilles isolées sont fixées à  un pédoncule presque central.

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Ce qui distingue la capucine tubéreuse des autres capucines – et plus spécialement de la capucine de Lobb, c'est :

1 – sa taille, qui n'excède pas 150 cm de haut sur ses rames.

2 – ses feuilles, fortement découpées en cinq lobes arrondis

3  – ses fleurs, plus petites et à floraison fort tardive, longuement pétiolées avec un calice rouge aux pétales orangés très lumineuses, qui font penser à une petite flamme.

4 – l'apparition de magnifiques tubercules nacrés dans la masse racinaire des plantes après les grandes marées d'équinoxe du mois de septembre, c'est-à-dire lorsque la durée du jour et la luminosité naturelle diminuent significativement.

 

Il en résulte une récolte très tardive assez étonnante pour une plante aux origines andines (Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie). On considère que les premiers tubercules doivent idéalement être extraits du sol juste après les premières gelées.


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Les Jardins de Pomone : tous droits réservés

 

J'avais voulu vous présenter ce légume à la fin du mois de novembre, lors de la première récolte dans nos potagers. Cette année, le volume des tubercules est particulièrement important et leur saveur extraordinaire. Seule la force majeure d'un accident de santé ayant nécessité mon hospitalisation d'urgence m'en avait empêché. N'en déplaise à quelques-uns que dérange mon franc-parler sur la "malbouffe" et le "buzz marketing" téléguidé de produits alimentaires infâmes sur certains blogs hier encore apparemment "libres" et aujourd'hui "sponsorisés", je suis toujours vivant et je n'ai pas du tout l'intention d'abandonner le combat de la consommation agréable, durable et responsable.  C'est fou, ce que la perspective d'un hypothétique "return" de quelques pièces de monnaie peut transformer certains êtres humains et aveugler leur jugement. Aux autres, si nombreux à m'avoir manifesté le réconfort de leur amitié en ces jours difficiles, j'exprime du plus profond du coeur tout l'attachement et la reconnaissance qui me lient  personnellement à eux.  Chez nous, pas de pub, pas de bluff, pas de falbalas, pas de paillettes, pas de jackpot … et pas de soumission. Heureusement, notre blogosphère "à nous" est  largement majoritaire, indépendante et pleine de spontanéité et de valeurs humaines authentiques aussi variées que la biodiversité.  

Voilà donc le moment de (re)découvrir la capucine tubéreuse en cuisine, et pourquoi pas dans vos menus de fêtes. Outre les feuilles, les fleurs et les graines encore vertes qui se consomment généralement crues – comme celles des autres capucines – on peut consommer d'incomparables tubercules d'une belle couleur blanc nacré striée de reflets violets.

Crus, les tubercules de la capucine tubéreuse ont la saveur piquante – presque poivrée – du cresson, subtilement adoucie par un goût légèrement sucré.

On peut également les consommer cuits comme des pommes de terre. Les saveurs sont alors plus douces et permettent à ce curieux légume de servir d'accompagnement distingué à  vos plats de viandes et même de poissons.

 

Bien cordialement dévoué,

José

 

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Cassolettes d’agneau et de légumes de saison préparées à la gueuze

Après toutes ces semaines d’activité intense en dehors de ma cuisine – conférences, cours, démos, portes ouvertes, salons …  – je reviens avec plaisir à mes fourneaux et à une cuisine familale simple et de saison que j’apprécie par dessus tout.

Pourtant, le contexte est morose. Après 48 heures d’averses incessantes, mon terroir brabançon est inondé par les crues spectaculaires de nos rivières, canaux et ruisseaux. La Nature se fâche. Je compatis, impuissante, au désarroi de ces braves gens dont les maisons sont sinistrées et qui ont dû se réfugier  vaille que vaille aux étages ou être évacués vers des centres d’accueil d’urgence pour passer les nuits sur des lits de camps ou des paillasses en méditant tristement sur leur soudaine infortune. J’ai presque honte d’être au chaud et d’avoir les pieds au sec.

José est allé visiter l’état de nos potagers. Pas de gros problèmes; le sol – cultivé biologiquement – absorbe bien l’eau. Il m’est revenu – rassuré et rassurant – avec un beau panier de légumes de saison plein de biodiversité. Et je me suis aussitôt lancée dans la préparation de cassolettes mijotées, délicieusement parfumées et bien chaudes. Voici  la recette qui m’a réchauffé le coeur et le corps et que je veux partager avec vous.

Les petits navets et chicons sont cuits à part et caramélisés au sucre. Pas seulement pour leur donner de la couleur, mais aussi pour neutraliser légèrement l’amertune naturelle de la gueuze tout en préservant son arôme de bière vivante.

 Le temps de cuisson adéquat est variable, selon la qualité et l’âge de la viande d’agneau. Comptez +/- 1 h 20′. Servez ce plat avec une bonne moutarde ravigotante,  et accompagnez les cassolettes d’un bon verre de gueuze. Les « pros » vous le diront également;  un plat cuisiné  à la bière se déguste idéalement avec la même bière servie en boisson.

Ingrédients

(pour 6 personnes) 

  • 1 kg 1/2 d’épaule d’agneau désossée (demandez à votre boucher préféré de lever l’os. Gardez-le, vous en aurez besoin.)
  • 1/2 dl d’huile d’olive
  • sel/poivre
  • 2 oignons émincés (fin)
  • 1 éclat d’ail émincé (fin)
  • 1 c à S de farine fluide
  • 1/2 L de gueuze artisanale (ici GIRARDIN)
  • 1/2 l de fond d’agneau
  • 1 bouquet garni
  • 250 gr de petites carottes
  • 250 gr de navets tournés en forme de grosses olives
  • 450 gr de pommes-de-terre grenailles (fermes : belle de Fontenay)
  • 8 petits chicons de pleine terre (ou 4 gros)
  • 1 petit chou romanesco
  • 1 poignée de crosnes du Japon
  • 250 gr de petits choux de Bruxelles
  • 50 gr de beurre
  • 50 gr de sucre impalpable
  • 2 branches de persil plat hachées
  • qqs feuilles de sauge

 

Préparation

Commencez par nettoyer les crosnes. (Je vous renvoie vers un article précédent pour la procédure.)
Coupez l’épaule en petits morceaux égaux, faites-les dorer quelques instants dans l’huile d’olive.
Assaisonnez de sel et poivre.
Faites revenir l’ail et l’oignon; ajoutez-y la viande et les os. Saupoudrez avec la farine; mélangez bien.
Laissez suer pendant une dizaine de minutes. Ajoutez la bière et le fond. Déposez-y le bouquet garni, et portez doucement à ébullition. Faites cuire 50 min. à petits feux.
Pendant ce temps, nettoyez les légumes.
Faites cuire les chicons (= witloof ou endives de Bruxelles) et les petits navets dans une poêle avec du beurre fondu. Saupoudrez avec le sucre et faites caraméliser légèrement.
Assaisonnez.
Après les 50 min. de cuisson, ajoutez les carottes, les choux de Bruxelles et les pommes de terre.
Après +/- 12 min., ajoutez les crosnes, les choux romanesco,  les navets et les chicons.
Rectifiez l’assaisonnement. Laissez encore cuire le tout +/- 8 min.
Enlevez le bouquet garni, saupoudrez avec le persil haché. (que j’ai oublié pour la photo)
Servez chaud.

N’ayez pas peur des quantités; ce genre de plat est encore plus savoureux  lorsqu’il est servi le lendemain de sa préparation.

Bon appétit,

Anne

« Les délices de Candice » : de la dédicace aux fromages d’exception

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Un recueil de recettes aux accents de fraîcheur et d'originalité :

"Les délices de Candice"

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Nous vous l'avions annoncé dans un précédent billet.  A l'issue du mémorable pique-nique organisé le 26 septembre dernier dans le parc de Bruxelles par les amis et les fans de Candice Kother, les participants s'étaient jurés de se retrouver à la séance de dédicaces organisée  pour la sortie du tout nouveau livre de cuisine de la sympathique présentatrice gastronomique.

C'était le samedi 9 octobre dernier, dans le petit village de Thorembais-les-Béguines, en Brabant-Wallon. Dès 14 heures, ce furent les grandes embrassades des retrouvailles, et nous étions rapidement bien plus nombreux encore que lors du pique-nique. Pour cet événement, nous étions les hôtes de la maison JOSEPH DESIGN, une inépuisable caverne d'Ali-baba pour tous ceux qui aiment cuisiner, décorer … et (s')offrir de magnifiques cadeaux.

A notre arrivée, des piles de livres d'une hauteur impressionnante attendaient sur un comptoir, prêts à être  emportés après avoir été dédicacés. En moins de 4 heures, ces piles avaient complètement fondu. Et Candice – rayonnante  future maman sans doute un peu fatiguée par un carroussel de visiteurs aussi enthousiastes – multipliait les attentions, écoutant patiemment chacun et répondant avec grâce et précision aux innombrables questions qui lui étaient posées.

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Le tout nouveau livre de Candice propose 60 recettes, à la fois très tendances et fort originales, en tous les cas très accessibles et faciles à réaliser chez vous… que vous soyez joyeuse célibataire, amante attentionnée, amie épatante, femme pressée mais gourmande ou … maman militante qui combat les fishstiks, le ketchup et les "p'tits cubes" exhausteurs de goût.  Six fois 10 recettes pour toutes les circonstances, présentées dans une forme qui met chacun en confiance devant ses casseroles, avec des accents "plaisir","santé"  et "durable" très rassurants. Marc Barbay a réalisé pour cet ouvrage les magnifiques photos des recettes, ainsi que quelques portraits de Candice pleins de grâce espiègle.

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A l'inverse d'Anne, Fabienne, Marie-France, Marielle, Aline, Christine, Mark … je ne suis qu'un piètre cuisinier, parce que le plus souvent je me retrouve confiné dans le rôle du cobbaye dégustateur dont on scrute les moindres réactions à table. Mais, le livre de Candice à la main,  j'ai su vaincre en une fois toutes mes inhibitions culinaires de "jardinier-ermite" et "gourmet-un-rien-trappeur" pour tester ces deux recettes :

  • Tempura de rave et aïoli aux câpres et au romarin
  • Saltimbocca sublimement caractérielle au Stilton

"Y-a-pas-de-doute, je suis devenu subitement un chef !" … et c'est Candice qui m'a fait franchir le pas.

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Parmi les personnes présentes, l'artisan affineur de fromage Jacquy Cange – dont le savoir-faire est internationalement reconnu – nous a fait l'honneur de nous rejoindre. Et pour retrouver Candice et ses amis, le jovial  Jacquy  n'était pas arrivé les mains vides. Il nous a présenté – dans un magnifique coffret – un de ces plateaux de fromage à damner tous  les saints. Pour vous mettre au parfum de cette dégustation improvisée, je vous dirais que si certains fromages "fouettaient" vigoureusement les narines, nos palais ont sublimé ces produits incomparables préparés au lait cru.

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(pour mieux connaître Jacquy Cange, cliquez sur le logo ci-dessus)

 

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Arnaud Champagne – un des plus talentueux chocolatiers artisanaux belges de la nouvelle génération – n'avait pu se libérer pour nous rejoindre, retenu par ses obligations professionnelles. Mais il a néanmoins tenu à offrir à Candice un gâteau de circonstance … en forme de livre de recettes.

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(pour mieux connaître  Arnaud Champagne, cliquez sur le logo ci-dessus)

 

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A l'issue de notre réunion autour de Candice chez Joseph Design, plusieurs d'entre nous ont pris précipitamment la route et formé une caravane pour se rendre à Hannut, chez Maud et Pascal Fauville. Ce couple sympathique et travailleur nous avait lancé une invitation bien plus chaleureuse que formelle à venir déguster une coupe d'excellent mousseux; il s'agissait de fêter le tout récent couronnement de Pascal comme Premier fromager de Belgique 2010. Inutile de dire de Jacquy Cange nous accompagnait, et que ces deux éminents spécialistes des fromages de tradition s'entendent à merveille.

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(pour mieux faire connaissance avec Maud et Pascal Fauville, cliquez sur le logo ci-dessus)

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En résumé, quelle magnifique journée d'amitié et de gourmandises ! Et un tout, tout grand merci également à Rose et Luc pour l'accueil de cet événement convivial.

A ceux qui auront attendu en trouvant le temps long la relation sur ce blog d'une aussi joyeuse journée rassemblant Candice et ses amis, je demande pardon. Mais les joies que nous y avions éprouvées ont été ressenties si intensément dans nos coeurs, qu'elles nous ont paru indécentes quelques heures plus tard, lorsque nous avons dû apprendre le décès de notre chère Micky – reine des blogs culinaires – et le grand chagrin de notre ami Math, son admirable et dévoué époux. Je n'ai pas pu mélanger les genres … et je suis sûr que nos amis me comprendront.

 

Bien amicalement,

José

Micky n’est plus, et pourtant elle ne nous quittera pas !

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Micky, aux côtés de Chef Damien lors d'une démonstration

au premier Salon des blogs culinaires de Soissons en novembre 2008.

 

Micky n'est plus … et pourtant elle ne nous quittera pas

 

La nouvelle est arrivée ce matin, implacable ! Micky s'est éteinte vers 02:00 cette nuit, laissant notre ami Math tout désemparé.

Micky, c'était une âme simple et vraie, qui chaque jour sur son blog rencontrait des milliers et des milliers de gens. Chez cette populaire "reine des blogs", pas le moindre soupçon de vanité, d'hypocrisie, de jalousie, de calcul médiatique ou commercial … ces attitudes superficielles dans lesquelles dérive une petite frange de la blogosphère qu'elle détestait. Elle gagnait tous les coeurs par sa loyauté, par  sa générosité soutenue jusqu'à l'épuisement, sa pétillance et sa gentillesse. "Aimer tout le monde et être aimée de tout le monde", c'était son aspiration la plus vitale. Mais gare à ceux qui s'avisaient d'en abuser, parce que son jugement était droit, prompt et son franc-parler redoutable.

Pour rendre hommage à Micky, retrouvons-nous tous sur son blog en cliquant sur la bannière ci-dessous. Elle y a toujours exprimé le meilleur d'elle-même.

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Chère Micky, il faudrait bien plus que la mort pour te séparer de ceux qui t'aiment. Nous avons tant de merveilleux souvenirs et plein de reconnaissance envers toi. Tu vivras aussi longtemps que nous dans la part la plus tendre de nos coeurs.

 

 

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La pluie du pique-nique et le rayonnement de Candice Kother

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Merci et encore, Candice !!!

 

De la pluie persistante et une température assez fraîche; ce ne sont certes pas là les ingrédients qui vous engagent à venir participer à un pique-nique. Et il y a fort à parier que lorsque le temps s'écarte effrontément des prévisions météorologiques et statistiques, une telle animation à l'extérieur ne laisse "raisonnablement" entrevoir que la perspective moche et frustante d'une annulation de dernière minute.

 

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Hier – dimanche 26 septembre 2010 – il aurait fallu bien plus que de la grisaille et des averses soutenues pour empêcher les amis de Candice Kother de se rassembler joyeusement dans le parc de Bruxelles autour de leur présentatrice de radio préférée. Le pique-nique a bien eu lieu et tous ceux qui y ont participé se réjouissent aujourd'hui d'avoir été là.

 

 

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Parce que la voix de Candice, c'est celle qui a égayé journellement cet été des centaines de milliers d'auditeurs dans une émission de cuisine qui a "cartonné". Chez "Vivacité",  les responsables de la chaîne se frottent les mains. Grâce à la grille de programmes qu'ils avaient concoctée et lancée pour la période estivale, ils ont battu des records d'audience qui frisent l'insolence face à leur grand concurrent Bel-RTL. Et dans ce succès certes global, la part qui revient à la pétillante nouvelle voix de la jeune journaliste est tout simplement époustouflante.

 

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La recette du succès radiophonique de Candice est simple et naturelle, comme la cuisine qu'elle nous propose de découvrir. Elle séduit.  Son style, c'est une rupture de tradition … face au micro comme dans la cuisine. Et en quelques mois Candice est devenue – sans se prendre la tête – une "star" adulée et pris une place dans le coeur de nombreux auditeurs. Que de fraîcheur, que de spontanéité, que de conseils utiles, que de gentillesse non feinte … pour nous inviter au bien-être.

 

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Candice n'est pas "people"; tout chez elle respire gaiement l'authenticité et l'intégrité. Ses plus fidèles auditeurs se sont mobilisés pour organiser un pique-nique où chacun a apporté un petit plat représentatif de son propre savoir-faire culinaire ou de spécialités locales . Le partage a ravi  tous les participants. Le buffet a été dressé à la hâte sous une tente  "squattée" et deux tables ont immédiatement été couvertes de délices de toutes sortes. Il s'agissait de dire chaleureusement MERCI, et du fond du coeur, à cette jeune femme chaleureuse qui a rassemblé convivialement les amateurs de cuisine belges et même quelques français sur un thème qui nous préoccupe tous : le bon choix de notre alimentation.

 

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A l'issue de cette rencontre, nous nous sommes tous jurés de nous retrouver. Et nos premières retrouvailles ont déjà trouvé un prétexte très rapproché. A l'occasion de la sortie en librairie d'un nouveau  livre de recettes fort attendu, Candice a prévu une séance spéciale de dédicace pour ses amis. Les gourmands y trouveront leur compte.


séance spéciale de dédicace le 9 octobre 2010

chez

 

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la boutique des amoureux de la cuisine

http://www.josephdesign.be

1, chaussée de Charleroi

B – 1360 Thorembais-les-Béguines

 

 

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